Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 17:54

 

Killing-Them-Softly.jpg

 

 

J’ai préféré laisser quelques jours entre le visionnage de Killing Them Softly d’Andrew Dominik (réalisateur remarqué avec The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford en 2007) et la rédaction de sa critique. Difficile de se faire un avis clair sur ce film qui, même s’il offre des choses intéressantes, paraît finalement bien vide et d’une prétention assez irritante.

 

Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère…

 

Disons-le de suite : l’intrigue du film est plutôt incompréhensible. Les personnages et les affaires s’accumulent et nous perdent assez vite. On comprend néanmoins rapidement que ce n’est pas un film à scénario que nous livre Andrew Dominik, mais bien un film de mise en scène pure. Pourtant le réalisateur passe à côté de son film en mettant en avant de manière si claire ses intentions, semblant nous taper du coude à chaque scène pour nous dire « hé, t’as vu comment il est beau mon film ?! ». On pourra notamment parler de la scène, au début plutôt réussie, de la mort de Markie. Le ralenti est réussi, la violence est brutale et choquante. Pourtant le réalisateur, à vouloir en faire trop, semblant visiblement très content de lui-même, étire sa scène à n’en plus finir et finit par la vider de tout sens.

C’est à mon avis un des soucis majeurs du cinéma contemporain, qui devient ridicule à vider complètement ses plans pour n’offrir que des images certes « jolies » mais ne faisant aucunement sens. Je pourrais notamment citer le cas Drive qui s’est vu offrir un prix de la mise en scène à Cannes l’an passé réellement volé à mon sens tant cette mise en scène n’était au service de rien du tout…

 

A cette attitude un peu trop poseuse s’allie un discours économique lourdingue et pas réellement pertinent.  Le réalisateur fait alors intervenir dans son film un nombre incalculable de fois des discours de politiciens (Obama et McCain) sur l’économie des Etats-Unis. Encore une fois Andrew Dominik a voulu trop en faire, souhaitant ériger son film comme une sorte de symbole des défaillances du modèle économique américain. Le long-métrage n’avait pas besoin de cela, son intrigue mafieuse était suffisante, comportant déjà en elle-même un sous-texte économique qui n’avait pas besoin d’être explicité.

 

Killing Them Softly louche clairement du côté du cinéma d’un Tarantino, entre dialogues absurdes et éclatement soudain de violence. Néanmoins Andrew Dominik n’a pas vraiment le talent du réalisateur de Pulp Fiction, et ferait sans doute mieux de se forger son propre style (son précédent film, que je n’ai toujours pas vu, était lui très souvent mis en relation avec le cinéma de Terrence Malick par les critiques).

 

Tout n’est cependant pas raté, les dialogues sont très bien écrits, le film fait preuve d’un humour bienvenu, et les personnages ont tous quelques choses de différent à offrir.

Brad Pitt nous livre un Cogan intéressant, qui semble tout droit sorti d’un western. Le casting est dans l’ensemble d’ailleurs très solide : James « Tony Soprano » Gandolfini, Scott McNairy (déjà remarqué dans le très bon Monsters) etc.

 

En clair Killing Them Softly est un film un brin décevant, qui aurait du faire preuve de plus d’humilité. L’ensemble semble finalement plutôt vide, n’ayant pas grand-chose à offrir. Avec de tels personnages et de si bons dialogues Killing Them Softly  méritait sans doute un traitement bien plus intéressant.

 

Typh. 

 

Repost 0
Published by Typh - dans Cinéma
commenter cet article
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 15:00

The Hunger Games

 

Adaptation de la célèbre trilogie littéraire, The Hunger Games est le premier volet de la quadrilogie (le troisième ouvrage sera coupé en deux, pour son adaptation cinématographique).
Pour information, je trouve le bouquin des plus sympathiques, un bon petit livre pour ados, pas prise de tête et qui se lit sans aucun mal.
Pour cette adaptation, je garde tout de même beaucoup de réserves. D'un côté, l'adaptation est assez fidèle (à quelques choses près), le casting n'est pas trop atroce, mais d'un autre, la c'est très mauvais.

 

Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les "Tributs" - concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur.
La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n'est plus désormais qu'une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l'arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l'amour... (Source : AlloCiné)

 

Personnellement, je trouve l'histoire assez glauque (envoyer des enfants se tuer les uns et les autres...), mais j'aime bien ce mélange de télé-réalité et mythologie grecque (l'auteur s'est inspiré du mythe de Thésée).
Mais voilà, il ne suffit pas d'une bonne histoire pour faire un bon film, et The Hunger Games nous le montre bien.

 

Premièrement, quelque chose choque dès les premières secondes : la réalisation. Ici, pas question de filmer comme tous les blockbusters (avec des plans stables), non, non, on s'y prend "caméra à l'épaule". Pourquoi pas, vu le thème du film, c'était assez adapté. Malheureusement, le résultat est tout bonnement catastrophique puisque plusieurs scènes sont complètement illisibles. C'est bien simple, on ne voit rien et ça donne mal à la tête. Même certaines scènes "calmes" sont filmés n'importe comment, c'est pour dire !
Heureusement, certains plans sont filmés plus normalement et nous évite donc d'aller cherche des Aspégic toutes les 5 minutes.

 

Mais, les défauts du film ne s'arrêtent pas là, et le récit souffre de son passage au cinéma. Alors oui, l'adaptation est fidèle et le lecteur peut donc retrouver beaucoup d'éléments du bouquin, mais tout est survolé. Puis, le grand intérêt du livre réside dans l'utilisation de la première personne. Ainsi, les états d'âme de Katniss permettent au lecteur de véritablement s'attacher à elle et de comprendre (un peu) ce qu'elle ressent. Bien évidemment, dans le film, rien de tout ça. Du coup, on ne peut absolument pas s'attacher à elle.
Du coup, beaucoup de scènes cultes du bouquin perdent beaucoup en intérêt (pour ne pas dire toutes...).
La relation Katniss/Cinna (très intéressante dans le livre) n'a ici aucun intérêt et n'est à peine évoquée (malgré un bon choix de casting avec un Lenny Kravtiz qui convient parfaitement au rôle, selon moi).
Enfin, si c'était tout... La grosse histoire du bouquin repose sur histoire d'amour entre Katniss et Peeta. Un excellent élément qui permet de dénoncer les coups montés de la télé-réalité. Il est donc très intéressant de suivre cette histoire via le ressenti de Katniss. Dans le film, rien de tout ça, puisque leur rapprochement final, dans la grotte, se fait en 10 secondes. On ne ressent donc rien et on s'en moque complètement.
L'un des plus gros atouts de The Hunger Games, c'est aussi tout la partie Katniss/Rue. Une très jolie relation. Malheureusement, leur association doit durer à peine 3 minutes dans le livre. Du coup, difficile de ressentir quoi que ce soit lors de la mort de la pauvre petite... J'ai, néanmoins, bien aimé la scène rajoutée (qui n'était donc pas présente dans le livre) lorsque Katniss lève sa main vers la caméra, en hommage à Rue et au District 11 pour après voir que tous les gens du District 11 en font de même. Un beau petit moment.

 

Le film s'est permis de développer un axe inexistant dans le livre : nous voyons ceux qui s'occupent de l'émission. De ce côté-là, j'ai bien aimé. Ce n'était pas nécessaire, mais ça montre toutes les ficelles que les producteurs utilisent, dans le cadre d'une télé-réalité.

 

Au niveau du casting, je dois dire que j'ai été assez indifférent à la prestation de Jennifer Lawrence. Non pas qu'elle joue mal, mais elle ne dégage pas grand chose...
De même pour tous les autres enfants, d'ailleurs.

 

En clair, une adaptation ratée, mais qui, heureusement, dispose de quelques petits bons éléments, malheureusement gâchés par une réalisation abominable et un récit à la troisième personne qui perd donc beaucoup d'intérêt. C'est dommage, surtout que le film avait tout pour être un bon petit divertissement sympathique. C'est donc raté. On verra ce que la suite réserve à la saga.

 

Alex.

Repost 0
Published by Alex - dans Cinéma
commenter cet article
25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 23:08

The Avengers

 

Écrit et réalisé par Joss Whedon, The Avengers était sans conteste l'un des films les plus attendus de l'année 2012. Son démarrage aux USA avec 207,438,708 millions de dollars de recette en un week-end fait de lui le meilleur démarrage de tous les temps et ce succès se confirme avec 1.511,8 milliards de recette à travers le monde. Autant dire que Marvel a placé la barre très haut, cette année.
Je dois dire que je n'attendais pas particulièrement ce film (faisant "suite" aux précédents volets des films de la compagnie), puisqu'Iron Man ne m'a pas trop enchanté, The Incredible Hulk ne m'a pas du tout plu, Thor était une horreur sans nom et Captain America était sympa, mais sans plus.
Je suis donc parti voir The Avengers avec quelques réticences, même si le fait d'avoir Joss Whedon aux commandes m'a pas mal enchanté (je suis tout simplement fan de Buffy, Angel et Dollhouse). 

 

Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l'organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents.
Les Avengers ont beau constituer la plus fantastique des équipes, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble, et non les uns contre les autres, d'autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Cube Cosmique et à son pouvoir illimité...
(Source : AlloCiné)

 

Et bien, j'aurais eu tort de ne pas regarder The Avengers, puisque j'ai tout simplement adoré le film de A à Z. Je ne suis jamais trop friand des blockbusters, mais celui-ci m'a fait passer près de 2h30 très agréables.
Je ne me suis jamais ennuyé, j'ai adoré quasiment toutes les scènes, j'ai trouvé les interactions du casting parfaites et les scènes d'action placent la barre très haut tant elles sont hallucinantes.

 

Deux heures et vingt-deux minutes, c'est le temps que dure le film. Et pourtant, je n'ai jamais regardé l'heure et j'ai trouvé le rythme incroyablement parfait. Mais en y regardant bien, il ne se passe pas tant de choses que cela, c'est juste que le film prend son temps et ne part pas dans tous les sens pour enchaîner des scènes sans lien entre elles.
Du coup, le film fait preuve d'une construction très linéaire et "calme" sans pour autant qu'il perde son bon rythme. Là-dessus, je reconnais bien la patte de Joss Whedon. Ses séries ne vont pas toujours à 100%, et cela ne les empêche pas d'être très addictives.

 

Mais Joss Whedon ne s'est pas arrêté là et à inculquer une excellente dose d'humour à son film. Pour tous les fans du réalisateur, dur de ne pas faire le lien entre l'humour de The Avengers et l'humour de ses séries tant il reste dans le même genre.
Entre Thor qui dit que son frère a été adopté, Black Widow qui se fait interroger mais qui prend en appel en disant qu'elle est en train de travailler, l'agent du S.H.I.E.L.D. qui joue à un jeu vidéo sur son lieu de travail, le cultissime : "We have a Hulk !" en réponse à : "I have an army.", Hulk qui défonce (pardonnez-moi l'expression) Loki alors que celui-ci dit être un Dieu et Banner qui arrive au beau milieu d'un combat sur sa petite bécane, le film m'a fait plus rire que 90% des comédies actuelles. Puis, l'humour de Joss Whedon est vraiment un petit bijou.

 

L'autre gros atout du film, c'est bien évidemment ses scènes d'action plus impressionnantes les unes que les autres.
Celle que l'on retient le plus, c'est bien sûr celle du combat final, en plein New York. La scène doit durer au moins 25 minutes, mais on ne s'ennuie jamais. Probablement l'une des scènes d'action les plus spectaculaires de ces dernières années. J'ai même trouvé les mouvements de caméra parfaits et complètement adapté à la situation. La plupart du temps, les grosses productions bougent la caméra dans tous les sens durant les scènes d'action, ce qui a pour résultat de rendre les scènes très brouillonnes, mais là, on est plongé au coeur du combat et le spectateur n'en perd pas une miette. Un gros bravo aux effets spéciaux tout simplement hallucinants de réalisme. 
Bon point aussi sur la bande-son du film, très épique. 

 

Le seul reproche que j'aurais à faire au film, c'est qu'il soit trop lié à l'univers de Thor. Je n'aime pas du tout ce délire dans l'autre univers et j'ai trouvé assez dommage de donner autant d'importance à un monde comme celui-ci. Un méchant plus normal m'aurait plus plu.
Puis, le film ne prend aucun risque et ne surprend jamais. Mais ce n'est pas vraiment un défaut, puisque j'ai été transporté dedans durant plus de deux heures.

 

Le film se termine sur un magnifique générique, suivi d'une scène nous préparant à la suite. Pour les plus patients, une mini-scène de conclusion se trouve à la toute fin du générique. Très courte, je l'ai trouvé vraiment géniale (et pour le coup, ça rappelle les premières saisons de Buffy à 100%). On voit tous nos héros, dans un fast-food dévasté, en train de manger sans se parler ni même se regarder. La scène fait preuve d'un silence inouï tandis que le personnel du restaurant nettoie les débris derrière leur table. Ça m'a fortement rappelé les fins d'épisodes de Buffy, quand nos héros se regardaient (ou pas) sans se parler durant de longues secondes. 

 

En clair, un blockbuster que j'ai trouvé parfait et qui remplit parfaitement son rôle. J'attends avec impatience le deuxième opus, en espérant qu'il surpasse celui-ci. Je fais confiance à Joss Whedon.

 

Alex.

 

 


 

Repost 0
Published by Alex - dans Cinéma
commenter cet article
25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 16:58

Twilight 5

 

L'évènement de cette fin d'année, c'était bien entendu la sortie de dernier volet de la saga Twilight. Typh et moi sommes allés le voir plus pour rire qu'autre chose et histoire de tout voir (nous avons vu les 4 précédents volets).
Pour faire court, je trouve cette saga des plus déplorables et son succès est, selon moi, complètement inexplicable. C'est bien simple, mais rien ne va, dans ces 5 films. Les acteurs sont, pour les 3/4 très médiocres, l'histoire est traitée d'une manière très brouillonne, la réalisation est affreuse, beaucoup de scènes sont honteuses et les effets spéciaux sont égaux à ceux d'une production Syfy.  
Le premier film, le moins pire, commençait déjà à un faible niveau tant le rythme était lent. Puis, l'alchimie entre les deux acteurs principaux ne s'est jamais ressentie.
Le second opus est encore pire, puisqu'il ne se passe pas grand chose. Pourtant, l'histoire était pas mal et aurait pu donner quelque chose de sympa, mais non, c'est juste très long et très mal traité.
Le troisième volet est une blague à part entière, vu qu'il ne se passe strictement rien durant 2 heures, c'est quand même quelque chose. 
Enfin, le quatrième (première partie du dernier tome) oscille entre le très mauvais et le ridicule. Seul point positif, la deuxième heure du film m'a paru moins longue que le reste.

 

Que donne-t-on ce cinquième et ultime film de la saga ? Et bien, en clair, c'est extrêmement mauvais. Je dirais même qu'il s'agit du pire des cinq. Je ne pensais sincèrement pas que cela était possible...

 

Tout commence sur un crédit des acteurs, certes joli, mais lent, long, sans fin et sans vie. D'ailleurs, c'est tout le film qui est sans vie. Autant je comprends la coupure du dernier tome d'Harry Potter en deux, mais ici, il faudrait que quelqu'un m'explique l'intérêt.
On reprend donc directement à la suite du cliffhanger du film précédent : Bella qui accouche, qui meurt et qui revient en vampire.
Pendant 4 films, Edward nous a bassiné en nous rabâchant sans cesse qu'il ne voulait absolument pas qu'elle devienne vampire, mais là, il en est même content, trouve ça trop cool et fait quelques petites boutades. Puis, Bella n'a pas très l'air choquée de sa nouvelle identité...
Je vais tenter d'être gentil, mais avec l'histoire de départ du bouquin, je pense qu'il y avait tout intérêt à s'intéresser principalement à la personnalité des personnages, plutôt que de s'attarder inutilement sur le torse de Taylor Lautner, parce que, du coup, Bella devient vampire, mais on aucun ressenti, rien, on doit accepter ça comme si c'était normal. C'est un peu n'importe quoi... 

 

L'histoire du film est très simple, la fille de Bella et Edward grandit très vite et une cousine (je crois), interprété par la ravissante Maggie Grace, pense qu'il s'agit d'une Immortelle. Du coup, les Volturi veulent tuer l'enfant. La famille Cullen va donc chercher des témoins un peu partout dans le monde pour contredire les Volturi lorsqu'ils arriveront. Avouez que, pour à peu près 1h50 de film, c'est assez léger, tout de même. D'où ma question : pourquoi avoir coupé le dernier en tome en deux ?

 

Bien évidemment, le film est parsemé de scènes et idées plus honteuses les unes des autres comme cet incroyable duo entre Jacob et Renesmee (la fille de Bella). Jacob est imprégné de la fille, donc, en clair, il est amoureux d'elle. Personnellement, un mec de 18 ans qui est amoureux d'un bébé, ça me choque. C'est très malsain et je ne sais pas d'où l'auteur a sorti cette idée... Sur le net, les gens tentent de s'expliquer en disant qu'il la considère juste comme une petite soeur, mais personnellement, ce n'était pas du tout mon ressenti devant le film.

 

Et pourquoi la réaction du père face à ce nouvel évènement n'est pas plus développé ? Ça aurait pu être intéressant, or, c'est à peine évoqué. Sinon, où sont passés les amis de Bella ? Personne ne s'inquiète de sa disparition ? Les pauvres acteurs n'apparaissent même pas dans le film.

 

Le seul moment du film où il se passe un peu quelque chose, c'est durant le combat final, opposant le clan des Cullen à celui des Volturi. Enfin, ce n'est pas parce qu'il se passe quelque chose que c'est forcément bien, mais on s'ennuie un peu moins. Par contre, qu'est-ce que c'était ridicule... C'est tout de même assez incroyable qu'une saga aussi populaire et rentable dispose d'effets spéciaux aussi hideux. Et tout le combat montre à peu près toujours la même chose : pour tuer un vampire, il faut lui arracher la tête. C'était super bien fait, d'ailleurs.
Je passerais sur les gros clichés du combat, comme le gars qui ouvre le sol qui comprend du feu au fond (...) et sur tous les fausses émotions dégagées par les morts des personnages (le père d'Edward, le copain d'Alice, ...). Comment ressentir quoi que ce soit pour la mort de personnages à la personnalité aussi développée que celle d'un figurant ?

 

Afin de surprendre une dernière fois (enfin, une première fois, il n'y a jamais rien eu de surprenant en 4 films) les fans, l'équipe a décidé de modifier la fin du livre. Un coup risqué, mais après tout, pourquoi pas.
On nous sort donc un twist de la mort qui tue : tout le combat auquel on assiste impuissant depuis une quinzaine de minutes est en fait... une vision !!!! Oui, oui, vous avez bien lu, une vision. C'est tout simplement sidérant et complètement honteux. C'est un peu comme si on nous sortait que tout n'était qu'un rêve... Du coup, tout finit bien, personne ne meurt, tout le monde est heureux, et pour le coup, il ne s'est vraiment passé du film puisque la seule scène d'action est effacée en l'espace de deux secondes. Vous me direz, cela m'aura bien fait rire.

 

La fin du film nous montre tout le monde heureux (le flash-back sur la relation Edward/Bella était sans fin...) et termine donc une saga qui aura duré environ 10 heures pour pas grand chose...

 

Au niveau de la réalisation, j'étais particulièrement choqué. Aucun plan (et contre-plan) n'allait, les zooms étaient plus honteux qu'autre chose et les couleurs du film étaient particulièrement dégueulasses (surtout lors du combat final).
Et comment ne pas rire face au "talent" des acteurs ? Kristen Stewart a encore moins de charisme qu'avant (on ne sait jamais si l'actrice est heureuse ou triste), Robert Pattinson semble complètement déconnecté de son rôle et Taylor Lautner passe visiblement plus de temps à la salle de sport qu'en cours d'acting.

 

En clair, un film qui conclut une saga déjà très mauvaise en l'enfonçant encore plus. 

 

Alex.

 


Repost 0
Published by Alex - dans Cinéma
commenter cet article

Twitter


Rechercher