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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 18:05

Shrek

 

Plus habitué aux films d'animation classiques, DreamWorks se devait de rentrer en concurrence directe avec Pixar. C'est chose faite, depuis 2001, avec Shrek.
Quel meilleur moyen de contrer Pixar/Disney en proposant un film se moquant des contes de fées (dont ses deux concurrents s'inspirent principalement) ?
D'un petit film d'animation, Shrek est devenu, sans doute, l'une des franchises les plus connues au monde.

 

Shrek, un ogre verdâtre, cynique et malicieux, a élu domicile dans un marécage qu'il croit être un havre de paix. Un matin, alors qu'il sort faire sa toilette, il découvre de petites créatures agaçantes qui errent dans son marais.
Shrek se rend alors au château du seigneur Lord Farquaad, qui aurait soit-disant expulsé ces êtres de son royaume. Ce dernier souhaite épouser la princesse Fiona, mais celle-ci est retenue prisonnière par un abominable dragon.
Il lui faut un chevalier assez brave pour secourir la belle. Shrek accepte d'accomplir cette mission. En échange, le seigneur devra débarrasser son marécage de ces créatures envahissantes.
Or, la princesse Fiona cache un secret terrifiant qui va entraîner Shrek et son compagnon l'âne dans une palpitante et périlleuse aventure. (Source : AlloCiné)

 

Disons-le tout de suite, ce premier opus est vraiment bien et l'aventure se suit sans aucune encombre. 
Le premier atout du film, c'est bien sûr d'avoir mis un anti-héros en guise de personnage principal. Cela change de ce que l'on voit habituellement et ça fait du bien.
Mais que serait Shrek sans sa plus grande qualité : Donkey (ou L'Âne, en français) ? Un personnage tout simplement hilarant tant il est insupportable. Nous faire aimer un personnage vraiment chiant est une tâche difficile à laquelle les scénaristes remédient tant le personnage est drôle.

 

Shrek compte aussi sur son casting parfait, chaque voix étant parfaite pour chaque rôle. Mike Myers est très à l'aise dans son rôle de Shrek, Cameron Diaz est Fiona, cela ne fait aucun doute et enfin, Eddie Murphy est la révélation du film, puisque sans lui, son personnage aurait été bien fade.

 

Au niveau des scènes vraiment drôles, on en a plusieurs, comme Fiona qui chante avec un oiseau afin qu'il explose (pour qu'elle prenne ses oeufs), Fiona qui se bat façon Matrix et une multitude de dialogues (le film repose sur ça, et ils sont super bien écrits).
On peut aussi s'amuser de voir que le méchant dragon qui garde Fiona est en réalité une dragonne qui tombera sous le charme de Donkey, que le grand méchant, Lord Farquaad, est tout petit (le film s'amuse sur ça à plusieurs reprises).
Enfin, la liste est longue, mais petits, comme grands, rieront devant ce petit bijou d'animation.

 

Si l'on doit trouver une critique à faire au film, c'est qu'il s'écarte vite de son but parodique en devenant lui-même un petit conte avec une morale (le film est un hymne à la différence).
On peut aussi parler d'une grosse incohérence : Fiona se transforme en orgre à chaque tombée de la nuit, or, lorsque Shrek la sauve, elle est humaine (alors qu'il fait nuit).

 

En clair, Shrek est drôle, original et touchant par moment. Un classique.

 

Alex.


 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 17:24

Cinderella 2

 

En 2002, Disney décide de sortir une suite à son chef-d'oeuvre de 1950. Un pari risqué, tant les suites du studio n'ont que très rarement portées leurs fruits.
Autant le dire tout de suite, Cinderella 2 : Dreams Come True est un film complètement raté et ne disposant d'aucune saveur. Toute la magie du premier opus n'est plus là et on se demande comment quiconque ayant vu Cinderella puisse apprécier ce DTV (Direct To Video). 

 

Niveau scénario, les scénaristes n'ont pas dû avoir très mal à la tête et se pencher longtemps sur la question, puisque le film est tout simplement coupé en trois petites histoires n'ayant aucun lien les unes entre les autres. Une idée osée, mais qui ne ressemble à rien.

 

La première histoire s'intéresse à la nouvelle vie de Cinderella, vivant maintenant au château. Mais la belle trouve que le tout est bien trop strict et décide de mettre un peu de bonne humour et de "folie" à tout ça. C'est un succès, puisque tout le monde apprécie !
Seul problème : le personnage n'a aucun charme, les parties comiques de l'histoire sont complètement raté et on n'a même pas l'impression d'assister à une suite. Une horreur.

 

La seconde histoire est encore pire : Jaq, la souris, se sent inutile puisqu'il n'arrive plus à aider Cinderella. En croisant la route de la Fairy Godmother de Cinderella, il lui fera un voeux et deviendra... humain. Malheureusement, cela va empirer les choses puisqu'il sera responsable de plusieurs catastrophes durant la préparation de la fête foraine (?!?!?!) organisée par Cinderella.
Franchement... Qu'est-ce qu'un truc pareil vient faire ici ? On se le demande.

 

Enfin, le film se termine sur sans doute l'histoire la moins mauvaise : Cinderella qui aide l'une de ses belles-soeurs à sortir avec un boulanger.
Ce n'était pas top, mais ça nous permettait de revoir la marâtre et ses filles, donc ce n'est qu'un plus. Enfin, on a tout de même du mal à croire que Cinderella l'aide autant, mais bon...

 

En clair, une suite honteuse qui dénature complètement l'oeuvre originale. Bon boulot ! 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 17:10

Cinderella

 

C'est en 1950 que Cinderella (Cendrillon, chez nous) est sorti sur les écrans du monde entier. Un film Disney culte et classique que tout le monde a vu au moins une fois.
Beaucoup plus soft que dans les différentes versions du conte (par Perrault ou par les frères Grimm), Cinderella n'en reste pas moins un très joli conte qui fera rêver petits et grands. Oui, c'est niais, oui, c'est plein de bons sentiments, mais n'est-ce pas cela que nous cherchons, lorsque nous regardons un Disney ?
Le film n'est, par contre, pas exempt de petits défauts.

 

L'histoire, tout le monde la connaît, Cinderella est une pauvre malheureuse jeune fille qui sert de bonne à sa belle-famille. Pourtant, ce n'est pas l'élément le plus important du film, d'après moi.
Disney a tenté de rajouter quelques éléments à sa sauce, et c'est là que, selon moi, le film est quelque peu raté : les souris.
À la base, les personnages de Jaq et Gus sont plutôt sympas et drôles, mais très vite, ils deviennent assez lourds. La faute à un humour très gamin et à des voix vraiment insupportables. Puis, plus de la moitié du film (déjà très court) repose sur leur guerre contre Lucifer, le chat de la marâtre. C'est assez dommage.

 

Du côté de Cinderella elle-même, c'est par contre bien meilleur (comme cette excellente scène du bal, culte, ou la très célèbre chanson Bidibi Bodibi Bou). Il n'y a pas grand chose de plus à dire, le film étant très simple et on ne voit jamais le temps.

 

En clair, un Disney très classique, culte et visiblement indémodable.

 

Alex.

 


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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 00:30

 

Main-dans-la-Main.jpeg

 

 

En l'espace d'un court-métrage (Il fait beau dans la plus belle ville du monde) et deux longs (La Reine des pommes, La Guerre est déclarée), Valérie Donzelli est parvenue à s'ériger comme l'un des plus grands espoirs du cinéma français, mettant en place une filmographie inventive et personnelle. Main dans la Main était attendu au tournant (les critiques presses sont d'ailleurs plutôt mitigées) mais ne m'a aucunement déçue. Le film part d'un pitch étonnant que seule Valérie Donzelli pouvait trouver et oser. Cette comédie romantique "burlesque" se révèlera au final très drôle, mais aussi très juste dans son approche de notre relation à l'autre.

 

Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province.

Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer. (source : Allociné)

 

Main dans la Main débute comme une pure comédie. Les gags (très drôles) s'enchaînent, et cette histoire de "coup de foudre" tout à fait inhabituel se met rapidement en place. On s'amuse de voir Hélène et Joachim obligés de rester proches (malgré toutes leurs différences) et leur incapacité à rester maîtres de leur corps.

Jérémie Elkaïm et Valérie Lemercier sont particulièrement bons dans leur rôle, et l'alchimie entre les acteurs est tout de suite perceptible.

 

On prend néanmoins vite peur à l'idée que le concept (certes excellent) s'estompe vite. Au final il ne couvrira pas toute l'entièreté du film, ce qui est plutôt surprenant. Un baiser échangé entre Hélène et Joachim brisera le sort, les rendant ainsi de nouveau libres de leurs mouvements.

C'est cette idée de liberté qui rend le film particulièrement intéressant, cette idée de laisser respirer l'autre pour pouvoir ensuite mieux se retrouver. Hélène et Joachim s'intoxiquaient à vivre continuellement ensemble. Cela se retrouve également dans la relation qu'entretenait Joachim avec sa sœur Véro (interprétée par Valérie Donzelli elle-même) ou entre celle ambiguë d'Hélène et Constance (jouée par la toujours géniale Béatrice de Staël). Au fond tout le film semble nous dire qu'il faut accepter de laisser l'autre respirer, voir même le laisser s'en aller, avant que les choses ne deviennent trop étouffantes et prendre le risque que tout amour disparaisse (l'exemple des voisins d'en face qui s'accommodent d'une vie à trois par peur de voir celui qu'on a aimé partir).

Une idée donc des plus originales dans un film aux allures de comédie romantique. C'est plutôt osé, mais traité très intelligemment et avec grande subtilité dans l'ensemble du film. Les retrouvailles entre Hélène et Joachim n'en seront alors que plus jolies, car totalement voulues par les deux personnages. Leur départ à New York (rappelant la fin de La Reine des pommes) souligne encore une fois ce désir de liberté qu'ont les personnages, s'éloignant de toute leur vie passée qu'ils semblaient davantage subir plutôt que pleinement l'embrasser.

 

Si j'avais néanmoins une critique à faire au film c'est peut-être toute l'histoire concernant la maladie de Constance, amenant jusqu'à son décès. Les choses ont été un peu trop poussées à l'extrême, sans que cela ne soit à mon avis nullement nécessaire au discours tenu par le film. Heureusement l'humour très efficace fait passer tout cet axe sans trop de problème, ne plombant pas réellement le long-métrage.

 

Bref, Main dans la Main est de nouveau une réussite signée Valérie Donzelli. Le film n'a certes pas la force émotionnelle de La Guerre est déclarée, ni peut-être tout le charme de La Reine des pommes, mais reste tout de même l'une des meilleures choses que l'année 2012 nous ait amenée. J'ai pour ma part déjà hâte de découvrir le prochain projet de la réalisatrice.

 

 

Typh. 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 18:32

Scream 4

 

C'est 11 ans après Scream 3 que Scream 4 (ou Scre4m) a vu le jour sur les écrans du monde entier. On ne va pas se mentir, tout le monde avait un peu peur du résultat. Déjà que la trilogie originale avait eu la chance de disposer de bonne suites, le pari semblait impossible, pour cette suite, prenant place 15 ans après le premier Scream.
Pourtant, tout le monde s'est trompé et Scream 4, en plus d'être une excellente suite, et un film bourré d'humour et d'intelligence.

 

À commencer par cette scène d'ouverture, qui vient directement mettre au tapis celles des deux précédents volets.
Tout commencent avec Lucy Hale (Pretty Little Liars) et Shenae Grimes (90210) qui reçoivent un coup de fil du tueur. 11 après, on se retrouve immédiatement plongé dans l'ambiance de Scream, mis au goût du jour avec par exemple, ce stalker sur Facebook... Le meilleur moment vient de Shenae Grimes qui critique Saw 4, en disant que c'est juste du gore pour du gore et qu'on se fout de qui va mourir, puisqu'il n'y a aucun développement des personnages.
Puis, bizarrement les deux filles meurent très vite. Alors que l'on s'attend à voir le logo de Scream 4 apparaître à l'écran, c'est en fait celui de Stab 6. Et qui regardaient Stab 6, et bien, tout simplement Anna Paquin (True Blood) et Kristen Bell (Veronica Mars). Le personnage d'Anna Paquin passe son temps à critiquer le film (et tous les films du genre) en disant que ce n'est pas crédible (mention spéciale à Kristen Bell qui dit que le film aurait dû être sur Twitter et non sur Facebook) et que les studios passent leur temps à recycler les mêmes merdes (attaque directe contre... Scream 4) et qu'il n'y a jamais rien de surprenant. Elle finira poignardée par Kristen Bell qui lui dira qu'elle parle trop (j'ai senti comme une attaque personnage contre son personnage de Sooki, dans True Blood). Mais l'introduction ne s'arrête pas là, puisque ceci n'était, en réalité, que l'introduction de... Stab 7. Hilarant.
En y regardant de plus près, la première scène est la même que dans Scream (coup de fil + mort dans la maison), tandis que la seconde est la même que dans Scream 2 (les filles regardent un Stab et une des deux se fait poignarder par la personne assise à côté d'elle).
Vient ensuite la vraie introduction de Scream 4, avec Aimee Teegarden (Friday Night Lights) et Britt Roberston (Life Unexpected). Une scène vraiment drôle où Britt Roberston pose une question existencielle : "Si Stab 7 est l'introduction de Stab 6, alors Stab 6 est-il l'introduction de Stab 5 ? Et qu'en est-il de Stab 4 ?", vraiment très drôle. On apprend aussi que, si les 3 premiers Stab étaient centré sur la vie de Sidney, elle a menacé de porter plainte donc le studio a inventé les autres suites (avec par exemple Stab 5 qui comporte... des voyages dans le temps ?!?!).
Les deux filles finiront mortes avec un grand nombre de références au premier Scream (la fenêtre qui se casse ou la fameuse porte de garage).
Ça y est, après 11 minutes, le film peut commencer. Personnellement, je trouve cette introduction vraiment parfaite, puisqu'elle détruit complètement tout le cinéma d'horreur de ces dernières années. Le film commence tout simplement en se déclarant être une merde supplémentaire venant se rajouter aux autres films d'horreur. Il fallait y penser, et surtout oser.

 

Le but de Wes Craven, avec Scream 4, c'était de lancer une nouvelle vague d'héros, tout en faisant intervenir les 3 précédents héros (Sidney, Gale et Dewey). Sous forme de remake de Scream, Scream 4 revisite donc complètement le premier film tout en le mélégeant à cette nouvelle génération. Une super idée !
L'occasion de faire la connaissance de Jill (Emma Roberts), la cousine de Sidney, ou encore de Kirby (Hayden Panettiere), une véritable geek du cinéma (le meilleur personnage du film).

 

Même en tant que remake, le film ne se répète jamais, et nous n'avons jamais l'impression de revoir la même chose. C'est là où le film s'en sort admirablement bien, puisqu'on découvre un Scream mis à la sauce de notre époque, tout en constatant les nombreuses références aux précédents volets. Plus qu'un remake, Scream 4 est un véritable hommage à cette excellente saga.

 

Bien que Randy ne soit plus là, les fameuses règles sont toujours là, et sont données tout au long du film :

- "Don't fuck with the original !" Une réplique tout simplement hilarante qui dénonce tous les mauvais remake de ces dernières annnées.
- "Pour survivre, vous devez être gay." Une règle très drôle, mais complètement fausse.
- "La fin originale est une fausse fin, dans le remake." C'est en effet vrai, puisque le spectateur pense que la fête finale sera le lieu de l'acte final, alors que pas du tout.

 

Un autre aspect du film, et que le tueur filme ses meurtres en direct. Une pratique que l'on retrouve malheureusement dans la vraie vie. Une bonne façon de faire évoluer la saga à notre époque, mais malheureusement, cet aspect ne sera que très peu survolé et n'aura pas beaucoup d'importance.

 

L'une des meilleures scènes du film, c'est lorsque Kirby doit répondre à un quizz pour sauver Charlie (même scène que dans le premier Scream). On ne peut que saluer Kirby, qui débite un nombre incalculable de films d'horreur en l'espace de 20 secondes. Concernant sa mort, les paris sont ouverts, puisqu'on ne la voit pas véritablement morte. J'espère même qu'elle s'en est sortie, tant le personnage est génial.
La fin du film est pour le moins surprenante, puisque, pour la première fois, on croit réellement à la mort de Sidney. En effet, si ce film doit lancer une nouvelle génération, il faut bien se débarasser des anciens. Du coup, on y croit et je dois avouer que j'étais bien triste. Sidney, c'est Sidney, elle ne se remplace pas. Cette idée des jeunes qui veulent faire un remake de Stab afin de devenir célèbre et, bien que tordue, finalement très représentative de notre société actuelle où des gens sont prêts à n'importe quoi pour devenir célèbres.
À la base, le film aurait dû se terminer sur la mort de Sidney, et sur Jill, seule "survivante" du massacre. Une fin très sombre, complètement opposée à celle des trois premiers Scream, mais qui n'a pas du tout plu lors des projections tests. Il est vrai que cette fin aurait été osée, puisque c'est l a méchante qui s'en serait sortie, tout en passant pour l'héroïne, aux yeux du monde. Du coup, Scream 5 et Scream 6 aurait vraiment été différents.
Du coup, une ultime scène a été rajouté, et qui, bien qu'excellente, détruit complètement le projet de base de Wes Craven, puisque Sidney, Gale et Dewey survivent, tandis que toute la nouvelle génération est morte. Est-ce une attaque contre les remakes actuels, prouvant que rien ne pourra remplacer le casting d'origine ? Sans doute, et ça me plaît bien. Car oui, si Scream marche, c'est bien évidemment parce qu'on est complètement attaché à nos trois héros. Jamais une saga d'horreur n'avait gardé tous les héros d'un film en vie aussi longtemps.

 

On pourrait parler des heures des qualités de Scream 4, qui prouve que même un film d'horreur peut faire preuve de qualité, mais il faudrait analyser chaque scène, qui regorge d'humour, de second degré et d'auto-dérision.

 

En clair, même après 11 ans, les scénaristes savent encore commencer relancer la saga. On en demande qu'une chose : que Scream 5 soit tout aussi excellent.

 

Alex.

 

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 14:08

 

The-Hobbit.jpg

 

 

Neuf ans s'est écoulé entre The Return of the King et la sortie en salle de The Hobbit : An Unexpected Journey. Peter Jackson nous offre ainsi l'adaptation cinématographique du premier roman de J.R.R. Tolkien, écrit dans les années 1920 et destiné aux enfants. L'univers mis en place par l'auteur sera celui repris ensuite dans The Lord of the Rings, œuvre néanmoins beaucoup plus sombre.

Peter Jackson a choisi d'adapter The Hobbit en trois films (alors qu'il n'y a qu'un livre), dont les durées devraient être proche à chaque fois des trois heures (ce premier volet dure ainsi 2h45). Reste à savoir si cela est réellement pertinent, ou si le but de la manœuvre n'est que lucratif.

 

Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers… (source : Allociné).

 

Je le dis de suite, les différents volets de The Lord of the Rings m'ont laissée totalement indifférente. Je ne me souviens d'ailleurs de quasi rien, vu que je n'ai jamais revu les films depuis leurs sorties en salle. L'heroic fantasy est un genre auquel je suis généralement assez hermétique, même si je reconnais que l'univers mis en place par Tolkien est tout de même assez hallucinant de part sa richesse.

 

Je n'attendais donc rien de ce film et je ne savais rien du livre originel. J'avais donc peur de terriblement m'ennuyer et de ne rien comprendre à l'intrigue. Finalement le scénario est très très mince, un simple prétexte aux différentes aventures que vivront les personnages. Les scènes d'action s'enchaînent, entrecoupées de quelques moments de répits cependant bien maigres. On ne s'ennuie donc pas vraiment mais l'ensemble paraît finalement assez vain. On se dit que le film aurait pu durer une heure de moins ou une heure de plus, cela n'aurait rien changé du tout. On peut placer autant d'obstacles sur la route des protagonistes que l'on souhaite, sans que cela n'affecte en quoi que ce soit le récit.

 

Les scènes d'action sont en elles-mêmes plutôt réussies, même si il n'y a rien de vraiment marquant (le passage avec les "hommes-montagnes" est peut-être ce qu'on retient le plus). Je trouve la mise en scène dans l'ensemble plutôt pas mal, mais encore il n'y a vraiment de fou, il manque quand même au film un véritable souffle épique, qui était peut-être davantage présent dans les différents volets de The Lord of the Rings.

Le film a le mérite de nous faire voyager de suite avec lui, on rentre très facilement dans cet univers si particulier. On regrettera par contre l'aspect trop numérique de certains décors et personnages. Certains passages font très jeux vidéo (le film risque de faire daté très rapidement) et certains décors sont tout de même vraiment très laids, rappelant les fonds d'écran préinstallés dans Windows...

 

Au niveau des personnages Bilbo est un bon protagoniste. On sent que le matériau de base était à destination des enfants néanmoins, l'humour du personnage n'étant pas des plus fins. Il est cependant plutôt sympathique et Martin Freeman qui l'interprète s'en sort très bien.

On retrouve aussi notre cher Gandalf, un peu plus fun que dans The Lord of the Rings tout de même. Les nains accompagnant Bilbo sont sans grand intérêt, aucun d'être eux ne retenant vraiment l'attention. Aucun personnage n'est de toute façon brossé en profondeur, ils sont tous dans l'ensemble très caricaturaux (Thorin Ecu-de-Chêne en héros tragique qui déteste Bilbo au premier abord, mais qui va finir par le prendre dans ses bras en fin de film...)

Les fans se raviront aussi d'une scène plutôt réussie avec le personnage de Gollum, qui permettra l'introduction de l'anneau au récit.

 

En bref, The Hobbit n'est certainement pas un indispensable de l'année 2012. Il contentera sans doute les fans du genre. Pour les autres pas vraiment de quoi se déplacer en salle.

 

 

 

Typh. 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 16:41

Scream 3

 

Scream 3 marque un réel tournant dans la saga Scream. Très différent des deux premiers opus, le film a divisé. Certains aiment, d'autres détestent. Personnellement, je le préfère au second, tout simplement parce que l'idée de base est juste géniale et que le film est très drôle (la base de Scream, pour moi).

 

Prévu, à la base, comme le dernier chapitre d'une trilogie, Scream 3 avait tout pour conclure l'histoire de la meilleure des manières. On voit que Wes Craven a vraiment fait un bon travail et qu'il s'est inspiré de ses deux précédents volets afin de parsemer le film de clin d'oeil. Un très bon point.

 

La scène d'introduction, marque de fabrique de la saga, est assez décevante. Rien de bien original, la scène mise avant tout sur l'action. Après, ce n'est pas nul, puisqu'on rentre de suite dans le film, mais on perd cet aspect déroutant, pourtant présent dans les deux premiers Scream.
Puis bon, commencer le film sur la mort de Cotton choque quand même un peu, puisqu'il est tout de même là depuis le premier Scream.

 

On retrouve une Sidney vraiment amochée, puisqu'elle vit coupée du monde dans une maison isolée. Le personnage est complètement parano et a peur de tout : elle verrouille sa maison avec de multiples verrous, ne parle à plus personne et a changé d'identité.
De leur côté, Gale et Dewey se sont séparés (ils sont donc sortis ensemble entre Scream 2 et Scream 3).

 

L'idée géniale de Scream 3, c'est que celui-ci se déroule durant le tournage de Stab 3. La sensation de "film dans le film" est donc encore plus forte que dans Scream 2, puisque, ici, Scream 3 et Stab 3 se mélangent sans cesse. Une très bonne idée, qui, par dessus tout, rend super bien !
Cet effet est encore plus accentué avec les acteurs de Stab qui sont les mêmes que ceux de Scream 3. On se retrouve avec la vraie Gale et avec la Gale de Stab. La confusion entre les deux est vraiment hilarante.
C'est donc l'occasion de sortir une panoplie de bons moments, toujours très drôles, comme la vraie Gale qui apprend que son personnage meurt dans Stab 3 (on peut donc se demander si elle va vraiment mourir dans Scream 3), par exemple.
Mais le film ne s'arrête pas là et se moque ouvertement de l'univers du cinéma d'horreur, puisqu'on apprend que David Schwimmer et Tori Spelling n'ont pas souhaité revenir dans Stab 3 (alors que les acteurs de Scream sont toujours là).

 

Au niveau des éléments comiques, j'ai retenu :
- Le personnage de Tyson qui dit que Cotton s'est fait tué par un fan en colère de la mort de Randy dans Stab 2 (encore une fois, confusion entre les deux "univers"),
- Le personnage de Sarah (Jenny McCarthy) qui dit qu'elle doit se trouver un autre agent, vu qu'elle se retrouve à jouer dans Stab 3.
- Sarah critique Stab 3, puisqu'elle n'a que deux scènes dedans. Le cas de l'actrice, dans Sceam 3, puisqu'elle meurt après deux scènes.
- Le tueur tue les gens dans l'ordre de leur mort dans le script de Stab 3, mais quelles versions a-t-il ? La production a, en effet, plusieurs scripts afin d'éviter les fuites sur le net (comme pour Scream 3).
- Le caméo de Carrie Fisher (la princesse Leia de Star Wars) qui joue un sosie de Carrie Fisher et qui dit qu'elle n'a pas eu le rôle dans Star Wars et que celui-ci a été donné à une fille ayant couché avec George Lucas. Hilarant !
- Toute cette séquence où le tueur parle via fax (sous forme de script) et que la Gale de Stab ne veut pas partir et veut savoir ce qu'il va se passer avant que la vraie Gale ne lui dise : "Wait for the fucking movie !". Un dialogue anti-spoiler qui m'a vraiment amusé.

 

Au niveau du récit, le meilleur aspect du "film dans le film" provient de cette course poursuite entre Sidney et le tueur sur le plateau de tournage de Stab 3 qui a reproduit les lieux de Scream/Stab. On retrouve donc la même scène, chez Sidney, lorsqu'elle monte à l'étage alors qu'elle est poursuivie par Ghostface. Excellent clin d'oeil.
L'occasion aussi de voir des éléments du premier film, comme la porte de garage qui a causé la mort de Tatum. 

 

Que serait un Scream sans les fameuses règles de Randy ? Ce dernier a eu la bonne idée de faire une vidéo expliquant les règles d'une trilogie avant de mourir (c'est un peu gros, mais le caméo de l'acteur est vraiment très sympa).
Les règles sont donc les suivantes :
- Le tueur est surhumain. En gros, il va être très dur à tuer (c'est vrai que c'est souvent le cas, dans les films du genre, plus on avance dans les films, plus les méchants sont puissants, comme dans les séries).
- "Anyone, including the main character, can die. This means you, Sid." Très bonne règle qui ouvre toutes les portes pour la fin. Qui va mourir ?
- Le passé refera surface. 

 

D'ailleurs, c'est cette partie du passé que je n'ai vraiment pas aimé. Toute cette histoire avec la mère de Sidney était lourde et faisait vraiment cheap. Puis, Sidney qui voit des fantômes, zombies et tout, c'est vraiment too-much.

 

Comme pour Scream 2, la fin part aussi dans un grand n'importe quoi. Heureusement, c'était moins ridicule, mais tout de même... Puis, l'identité du tueur est juste nulle et fait vraiment mauvais téléfilm... Dommage.

 

La toute dernière scène, elle, est très jolie et conclut parfaitement la trilogie. Dewey demande Gale en mariage dans une scène mignonne comme tout et Sidney va mieux. Ils se retrouvent tous chez elle, prêt à regarder un film. Le plan final est vraiment beau, avec la porte d'entrée qui s'ouvre (à cause du vent), mais Sidney ne va pas la fermer et sourit. Elle vit donc sereinement. La fin est donc parfaite et ouvre néanmoins la porte (c'est le cas de le dire !) à une suite.

 

En clair, un volet vraiment différent. Plus axé sur la comédie, le film s'en sort admirablement bien. Puis, le film dans le film, c'est juste génial et on en redemande.

 

Alex.

 


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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 14:30

 

Wreck-It Ralph

 

 

Nouvelle création des studios Disney, Wreck-It Ralph (réalisé par Rich Moore) nous plonge dans l'univers - plutôt surprenant - des jeux vidéos d'arcade. Le film pourra donc ravir parents et enfants, les premiers replongeant dans un univers dans lequel ils ont grandi, les seconds se satisferont de l'intrigue, de l'humour, et du monde coloré dans lequel évolue les personnages.

 

Dans une salle d’arcade, Ralph la casse est le héros mal aimé d’un jeu des années 80. Son rôle est simple : il casse tout ! Pourtant il ne rêve que d’une chose, être aimé de tous…

Vanellope Van Schweetz quant à elle, évolue dans un jeu de course, fabriqué uniquement de sucreries. Son gros défaut : être une erreur de programme, ce qui lui vaut d’être interdite de course et rejetée de tous…

Ces deux personnages n’auraient jamais dû se croiser… et pourtant, Ralph va bousculer les règles et voyager à travers les différents mondes de la salle d’arcade pour atteindre son but : prouver à tous qu’il peut devenir un héros… Ensemble, arriveront-ils à atteindre leurs rêves ? (source Allociné)

 

Wreck-It Ralph joue clairement la carte de la nostalgie, accumulant les références aux différents jeux d'arcade, dont on s'amusera de voir les différents personnages sortir de leur univers. Les fantômes de Pac Man, Bowser, Eggman etc. se rendent ainsi dans une réunion réservée aux méchants de jeux vidéo, tandis qu'on s'amusera de voir par exemple Ryu en train de boire un verre dans un bar.

On regrettera peut-être que le réalisateur n'ait pas fait le choix de nous faire voyager entre les différents mondes des jeux vidéos. Une séquence dans l'univers de Sonic, ou bien dans celui de Mario, aurait satisfait tout le monde je pense.

 

Au niveau de l'intrigue il n'y a pas de quoi s'ennuyer. Le personnage de Ralph est de suite sympathique, et l'amitié qui se tisse entre lui et Vanellope (elle aussi un bon personnage) est très jolie. Disney oblige, le film joue aussi clairement la carte de l'émotion et de la morale finale mais sans que cela ne soit véritablement trop lourd.

Du côté des personnages secondaires Felix et Sergeant Calhoun (doublée par la géniale Jane Lynch, alias Sue de Glee) forment un duo qui fonctionne très bien tant il est improbable. King Candy, lui, est un méchant aussi fou qu'insupportable, mais plutôt réussi.

Le film ne manque aussi pas d'humour. L'ensemble marche plutôt, même si certains gags sont plutôt ratés (le passage pipi/caca notamment).

 

L'univers du film est en tout cas très joli et hétéroclite. On passe ainsi notamment de l'univers très sombre de Hero's Duty à celui très coloré de Sugar Rush. Les créateurs ont fait preuve de beaucoup d'imagination en créant des mondes vraiment riches, pensés dans chaque détail. Mention spéciale à ce "volcan", où la lave est remplacée par du Coca, qui rentre en éruption à la chute de Mentos. Il fallait y penser !

L'animation aussi est réussie. Voir des héros 2D passer à la 3D est très agréable et la réalisation dans l'ensemble est des plus correctes (les courses de voiture par exemple sont pas mal du tout).

 

Un petit mot aussi sur le court-métrage précédent Wreck-It Ralph, Paperman. Un court-métrage quasi uniquement en noir et blanc, et non dialogué. C'est vraiment très beau, et plutôt poétique. Il met de suite de bonne humeur pour voir le long-métrage qui suit.

 

En bref Wreck-It Ralph ne marquera certainement pas l'histoire du dessin animé mais se révèle être un excellent divertissement, qui pourra plaire à toute la famille. C'est amplement suffisant.

 

Typh. 

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 21:40

Scream 2

 

Un an après le succès de Scream, voilà déjà qu'un second opus sort sur les écrans américains. Une tâche difficile, car aucun (ou peu) de séquel se sont révélés être de bonne qualité.
Pour ce qui est de Scream 2, la qualité est présente. On est loin d'un navet, mais le film perd un peu de charme. Néanmoins, il dispose d'une ambiance bien à lui qui lui permet de se détacher rapidement de son prédécesseur. Puis, l'auto-dérision étant toujours présente, on ne pas refuser !

 

Ce que je trouve dommage, avec les films d'horreur, c'est qu'on a souvent beaucoup de mal à s'attacher aux personnages, puisque l'on sait qu'ils vont tous mourir. C'est ici différent, puisqu'on s'attache très rapidement aux trois héros, qu'on a toujours hâte de retrouver d'un opus à l'autre.

 

Comme pour le premier Scream, celui-ci débute sur une très longue scène d'ouverture. On y fait la connaissance de deux étudiants qui se rendent au cinéma pour voir Stab, qui n'est autre que l'adaptation cinématrographique des meurtres survenus à Woodsboro. Une excellente idée. J'ai toujours adoré l'idée d'un film dans le film, et c'est ici très maîtrisé.
C'est aussi l'occasion de revoir la première scène culte de Scream, mais façon Stab. On rajoute donc un peu de nudité, par exemple, et ce, afin de se moquer clairement des films d'horreur qui sont obligés de montrer des filles nues pour attirer du monde.
Bon, on pourra quand même trouver que l'ambiance dans la salle de cinéma (tout le monde est déguisé en Ghostface, tout le monde hurle et se déplace n'importe où dans la salle) est complètement irréaliste, mais elle était nécessaire au bon fonctionnement de cette introduction. En soi, l'idée est géniale. Sur le papier, elle ne rend pas si bien, mais est tout de même plaisante à voir. 

 

Deux ans se sont écoulés, depuis les événements du premier opus, et Sidney et Randy sont maintenant à la fac. On retrouve une Sidney complètement affaiblie et plus que parano. Gale et Dewey sont également de la partie.
Nouveau film oblige, on retrouve une multitude de nouveaux personnages. Bon, il faut l'avouer tout de suite, ils sont tous assez plats et n'apportent pas grand chose au récit.
Le seul qui ressort véritablement du lot est, pour moi, Joel, le caméraman de Gale. C'est le seul qui apporte une petite dose d'humour sympa et qui va surtout nous sortir quelques phrases d'auto-dérision sympa. Comme, par exemple, cette remarque sur l'absence complète de blacks dans le premier Scream ou encore sur leur durée de vie très courte dans chaque film d'horreur. Un point sur lequel il n'a pas tort et dont Wes Craven se moque en tuant deux blacks dès le début du film. La nouvelle meilleure amie de Sidney, elle, ne mourra qu'à la fin, ce qui est assez amusant. Quant à Joel, il ne mourra pas, puisqu'il est le seul assez intelligente du casting pour quitter le campus.

 

Car oui, il fallait bien qu'un nouveau tueur vienne embêter notre petite Sidney. Mais Sidney est une battante et ne se laisse pas abattre, elle devient de plus en plus badass. De suite, tous les esprits se tournent vers son nouveau copain, qu'on pense donc coupable, mais bon, ça serait bien trop simple.

 

Au niveau des morts, on a une très bonne scène, qui reprend de manière non-cachée la scène d'ouverture de Scream : la mort de Sarah Michelle Gellar. Une scène amusante qui se moque de la stupidité de son personnage.
L'une des meilleures scènes du film vient, pour moi, de ce coup de fil du tueur que Randy reçoit. Pendant que Gale et Dewey cherche le tueur, Randy se fait tristement tué. Un coup dur, puisque le personnage était excellent. Sa mort est même très surprenante et en a déçu plus d'un !
Au niveau du stress, on a cette scène où Sidney passe au dessus du corps inconscient de Ghostface, après un accident de voiture.

 

Entre les deux films, Wes Craven n'a pas perdu de son humour et nous offre quelques petits moments très sympa comme le caméo de Tori Spelling, dans le rôle de Sidney (dans Stab), en guise de clin d'oeil au premier opus, et aussi la mention de deux collègues de Courtney Cox, lorsq'on apprend que, dans Stab, Dewey est joué par David Schwimmer et quand Gale dit que sa tête a été collée sur le corps nu de Jennifer Aniston.
On a aussi une discussion intéressante sur la qualité des suites, qui permet d'ancrer le film dans la réalité.
Pour ce qui est des caméos, on a celui-ci de Stu (du premier film) et de Rose McGowan (que je n'ai jamais réussi à voir, donc je ne sais pas s'il est vrai). 

 

Comme pour le premier Scream, Randy nous fait part des règles d'une suite :

 

- Il y a plus de morts
- Les scènes de morts sont plus élaborées
- Enfin, pour qu'une suite soit de qualité, il ne faut jamais... (règle interrompue par Dewey).

Encore une fois, il est amusant de voir que Wes Craven applique à la lettre ses règles, tout en s'en moquant. 

 

Le gros défaut du film, selon moi, réside dans sa fin qui est, à mon avis, complètement ratée. Ça faisait vraiment cheap et ça partait dans un n'importe quoi jusque là évité. Passons également sur la révélation des doubles tueurs, qui est complètement ridicule. Dommage, donc, de terminer sur une aussi mauvaise note.

 

En clair, un second opus réussi, même si nettement inférieur au premier. Il reste que l'ambiance et le rythme du film nous font passer un bon moment.

 

Alex.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 21:02

Scream

 

En 1996, Wes Craven sort le premier d'une grande saga horophique : Scream. Il s'agit tout simplement de mes films d'horreur préférés, tant je les trouve excellents, en terme de divertissement, mais aussi parce qu'ils font preuve d'une autodérision complètement assumée. Après, de là à dire que ça fait peur, non, mais quelques moments font sursauter.

 

Ce premier Scream a tout pour plaire. Un casting sympa, une histoire simple, mais très bien maîtrisée, et beaucoup d'humour. Et tout marche !
À commencer par cette première scène d'ouverture tout simplement culte : la mort de Drew Barrymore. Une scène culte qui nous scotche littéralement et qui fait monter, petit à petit, une pression qui ne retombera qu'au bout de 12 minutes.

 

Il serait dur d'énoncer toutes les qualités du film, tant il regorge, mais il faut bien avouer qu'il a complètement réinventer le genre.
En effet, le film a conscience que ce n'est qu'un film et s'en amuse sans remords. Du coup, les protagonistes se moquent des films d'horreur et ça, ça fait du bien.
À noter cette hilarante séquence où les héros discutent d'une éventuelle adaptation cinématographique et où Sidney dit que, avec sa chance, son rôle serait probablement joué par Tori Spelling

 

En parlant d'acteurs, même si ce ne sont pas des lumières, il faut tout de même avouer qu'ils disposent tous d'un petit charme qui rend ce film si unique. Entre une Neve Campbell à l'aise dans son rôle, un David Arquette amusant et une Courtney Cox en forme, nous n'avons pas de quoi nous ennuyer. 

 

Au niveau des morts du film, elles sont plutôt basiques, ce qui permet de ne pas entrer dans une surenchère du n'importe quoi.
Il faut, bien évidemment, mettre de côté la mort de Rose McGowan qui, à elle toute seule, justifie de voir le film tant elle est ridiculement admirable. 

 

À noter, également, l'utilisation de règles. En effet, le personnage de Randy (meilleur personnage du film), en tant que grand amateur de films d'horreur, connaît toutes les ficelles du genre et n'hésite pas à nous les donner. C'est là où le film se montre intelligent, puisqu'il dénonce lui-même ses propres défauts.


Les trois règles sont les suivantes (dans une traduction approximative) :
- Vous ne survivrez probablement pas si vous avez un rapport sexuel
- Vous ne survivrez probablement pas si vous buvez ou consommez de la drogue
- Vous ne survivrez probablement pas si vous dîtes : "Je reviens", "Y a quelqu'un ?" ou "Qui est là ?"


Ce qui est drôle, c'est que chaque personnage mort dans le film a au moins enfreint l'une des règles.

 

Ce qui fait aussi la force de ce film, c'est ce dénouement final complètement hallucinant (pour l'époque) : il y a deux meurtriers. Du coup, un peu dur de trouver les coupables (mais pas impossible). Un twist souvent utilisé, maintenant.

 

Vous l'aurez compris, Scream est, pour moi, le maître du genre (je trouve que c'est plus un thriller horrifique qu'un film d'horreur à proprement parler, mais bon). Il a également la chance de bénéficier de suites de qualité (chose quasiment inexistante pour les autres films de ce genre).

 

Alex.

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