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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 22:52

Oz

 

Très grand fan de The Wizard Of Oz (le livre a beaucoup bercé mon enfance et le film est, selon moi, un chef-d'oeuvre du genre, tellement en avance sur son temps), je n'attendais pas vraiment ce nouveau projet Disney autour de cet univers. C'est donc un peu à reculons que je me suis rendu en salle pour voir le nouveau film de Sam Raimi.

 

Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à une touche de sorcellerie, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ? (Source : AlloCiné)

 

La première partie du film se concentre sur le personnage de James Franco, dans une partie du en 4/3 et en noir et blanc. Un bel hommage au film de 1939.
Le film démarre véritablement lors de son arrivée à Oz, dans une scène visuellement très belle. Les couleurs sont magnifiques et certains plans sont vraiment beaux (même si tout est en effet spécial, c'est tout de même très beau à regarder). À noter que la 3D est, pour une fois, plutôt efficace.

 

Concernant son récit, le film peine un peu. Ce n'est pas mauvais, mais c'est très linéaire, sans jamais de réelles surprises. Du coup, le tout est assez téléphoné, mais se suit quand même sans grand problème. J'aurais tout de même aimé plus d'actions et un rythme un peu plus effréné. Il aurait été aussi, je pense, assez sympa de mettre plus de décors du premier film mais en les remettant au goût du jour.

 

Là où le film est assez ridicule, c'est au niveau du jeu des acteurs. Je me doute bien que ça a dû être fait exprès, mais voir l'excellente Rachel Weisz surjouer son rôle de sorcière (ne parlons pas de Mila Kunis), c'est assez déroutant. Bien sûr, il faut s'habituer (un peu comme dans Once Upon A Time), mais c'est très surprenant et ça prête pas mal à rire. 

 

Pour tous les fans, c'est assez plaisant de voir l'origine de quelques éléments du film de 1939, mais on sent tout de même que Disney tente de s'en éloigner. Par contre, mention spéciale à la scène où des Munchkins se mettent à chanter.

 

Très orienté pour les enfants, le film aura du mal à séduire les plus grands, à moins d'accepter le ridicule des situations (tout l'univers du film, quoi). Néanmoins, je ne vais pas trop cracher sur le film, puisque ça se laisse regarder. Un blockbuster pour enfants qui rempli sa mission, mais qui aurait pu être plus abouti.

 

En clair, parfait pour les enfants (et les fans du l'univers d'Oz, en partie). Les autres trouveront ce voyage très ridicule...

 

Alex.


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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 22:28

Spring Breakers

 

Spring Breakers, c'est le film qui buzz depuis déjà quelques mois. Mais qu'est-ce donc que ce film dont tout le monde parle ? Très attendu par beaucoup de magazines "sérieux", Spring Breakers a créé la surprise. Le marketing orchestré autour du film est d'ailleurs un exemple à suivre. 
Concernant le film lui-même, un chef-d'oeuvre pour certains, une merde sans nom pour d'autres. Typiquement le genre de films qui divise, mais qui ne laisse jamais indifférent. Sans crier au chef-d'oeuvre, je peux tout de même affirmer que j'ai beaucoup aimé le film, qui m'a complètement transporté dans son univers. 

 

Pour financer leur Spring Break, quatre filles aussi fauchées que sexy décident de braquer un fast-food. Et ce n’est que le début… Lors d’une fête dans une chambre de motel, la soirée dérape et les filles sont embarquées par la police. En bikini et avec une gueule de bois d’enfer, elles se retrouvent devant le juge, mais contre toute attente leur caution est payée par Alien, un malfrat local qui les prend sous son aile… (Source : AlloCiné)

 

La plus grande force du film provient de son casting. Le réalisateur a eu la brillante idée de ne prendre que des filles "innoncentes". Entendez par là : des filles Disney (Selena Gomez et Vanessa Hudgens), Ashley Benson (Hanna de Pretty Little Liars) et Rachel Korine (la femme du réalisateur). Je trouve cette idée de prendre ces icônes de toute une génération pour jouer dans un film aussi trash vraiment bonne. Ça surprend, et c'est le but. D'ailleurs, on se rend compte qu'avec une bonne direction, ces actrices savent jouer (moi qui critique Ashley Benson dans chaque épisode de Pretty Little Liars, j'ai été, ici, agréablement surpris).
Notons aussi qu'il est assez drôle de voir James Franco dans un rôle pareil. 

 

L'histoire du film, c'est un gros WTF sans fin. Il faut vraiment accrocher et ne pas être rebuté par la réalisation assez nerveuse et spéciale que le réalisateur a choisie. Une fois plongé dedans, dur d'en sortir tant l'on se demande jusqu'où le film ira.
On pourrait critiquer sa sur-exposition de scènes sexuelles et trash, mais elles sont, au final, assez représentatives de ce que les jeunes vivent durant ces vacances un peu spéciales.
Là où j'ai trouvé le film assez fort, c'est que le tout est une excuse (certes très grossière) pour montrer à quel point certains jeunes peuvent être perdus. Et si la vraie vie, celle que nous voulions fuir était finalement moins effrayante ? Une bonne thématique. 

 

Après, oui, le film est très tiré par les cheveux et rien n'est vraiment crédible. Mais et alors ? C'est fun et c'est le principal.
Puis, le film opère une montée en puissance du début à la fin assez intéressante. Si le début du film est très noir, la seconde partie est bien plus colorée, en complète opposition avec les évènements se déroulants devant nos yeux.
À noter l'excellente scène sur Everytime de Britney Spears. La meilleure scène du film, selon moi. 

 

En clair, Spring Breakers est film qui met mal à l'aise. Même si j'ai bien aimé, je comprends tout à fait ceux qui détestent. À voir pour se faire son propre avis.

 

Alex.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 21:50

20-Ans-D-E-cart.jpg

 

Je ne suis pas très friand des comédies romantiques françaises. Elles sont souvent très lourdes et vraiment pas drôle (un peu comme 90% des comédies romantiques américaines...). Néanmoins, je me suis laissé tenté par 20 Ans D'Écart.

 

Alice Lantins a 38 ans. Elle est belle, ambitieuse et fait preuve d’une impeccable conscience professionnelle au point d’en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine « Rebelle », tout sauf son image de femme coincée. Mais lorsque le jeune et charmant Balthazar, à peine 20 ans, va croiser le chemin d’Alice, le regard de ses collègues va inexplicablement changer. Réalisant qu'elle détient la clef de sa promotion, Alice va feindre la comédie d’une improbable idylle. (Source : AlloCiné)

 

La première force du film vient de son duo d'acteurs très sympathique. Si Virginie Efira n'est pas l'actrice du siècle, elle dégage suffisamment de charme et d'humour pour s'avérer être très agréable. De même pour Pierre Niney, très à l'aise dans son rôle. Le duo est simple, mais fonctionne efficacement, sans jamais en faire trop.

 

L'autre point fort du film, c'est que, malgré son histoire très classique à la construction courue d'avance, on ne s'ennuie jamais. Le film dispose d'un très bon rythme. Le tout aidé par un humour, lui aussi très simple, mais très amusant. On rigole, et c'est le principal. Je retiens deux scènes : Efira shootée avec un joint et celle avec la photographe. 

 

D'un film basique ressort une comédie romantique vraiment sympa. Certes, c'est très basique et ça n'apporte rien de bien nouveau, mais ça faisait longtemps que je n'avais pas passé un bon temps devant un film de ce genre. Un divertissement qui réussit son boulot, donc, puisqu'on passe un agréable moment.

 

En clair, sans être excellent, 20 Ans D'Écart est un très bon divertissement. Idéal lorsqu'on veut se détendre sans se prendre la tête.

 

Alex.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 11:20

 

Passion

 

 

Assurément l'un des films les plus attendus de cette première partie d'année, Passion de Brian De Palma laisse assez perplexe. Je l'ai vu il y a quelques temps maintenant et pourtant je ne sais toujours pas quoi réellement en penser...

 

Deux femmes se livrent à un jeu de manipulation pervers au sein d'une multinationale. Isabelle est fascinée par sa supérieure, Christine. Cette dernière profite de son ascendant sur Isabelle pour l'entraîner dans un jeu de séduction et de manipulation, de domination et de servitude (source : Allociné)

 

Le film démarre assez calmement. De Palma nous installe l'environnement dans lequel prend place ce long-métrage. La réalisation est plate, pas loin du téléfilm, mais loin de manquer de pertinence puisque les personnages évoluent dans une agence publicitaire.

 

Le film vire du tout au tout dans sa seconde partie. De Palma se permet tout, n'hésite pas à s'auto-citer dans sa mise en scène. Le long split-screen au centre du film est peut-être la meilleure idée du long-métrage.

Le scénario devient lui à mon avis tout simplement imbitable. A ce niveau aussi le cinéaste ne s'interdit rien.

 

J'ai donc clairement du mal à me faire un avis sur ce film. Il y a certes de très bonnes choses, mais dans l'ensemble je trouve que De Palma cherche un peu trop à faire du "De Palma".

Dans les bons côtés n'oublions tout de même pas de citer les deux actrices principales, Rachel McAdams et Noomi Rapace. Cette dernière est particulièrement excellente (la scène du parking !)

 

Bref, un film complexe qui me laisse malheureusement bien trop à distance.

 

 

Typh. 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 12:35

 

Flight

 

 

Retour à la prise de vue réelle pour Robert Zemeckis, suite aux expériences The Polar Express, Beowulf et A Christmas Carol. Un retour à mon avis réussi, pour un film certes anodin mais suffisamment bien mis en scène et bien écrit pour convaincre.

 

Whip Whitaker, pilote de ligne chevronné, réussit miraculeusement à faire atterrir son avion en catastrophe après un accident en plein ciel… L’enquête qui suit fait naître de nombreuses interrogations… Que s’est-il réellement passé à bord du vol 227 ? Salué comme un héros après le crash, Whip va soudain voir sa vie entière être exposée en pleine lumière. (source : Allociné)

 

La première partie du film, consacrée au crash d'avion, est assez impressionnante. La mise en scène est très immersive. Une chose est sûre, après ça difficile d'avoir envie de remettre les pieds dans un tel engin.

 

Le long-métrage, contrairement à ce que l'on aurait pu penser, ne tourne presqu'uniquement autour de la question de l'alcoolisme de son personnage principal (Denzel Washington, très bon ici).

Cela est fait avec une certaine subtilité et un humour efficace qui fait passer le tout. Le discours n'est pas lourd ni profondément moralisateur. Le cinéaste est parvenu je pense à trouver un juste milieu à tout ça, alors que le sujet était très casse-gueule.

Zemeckis a également la bonne idée de tisser une histoire d'amour entre son protagoniste et une ancienne junkie, Nicole (Kelly Reilly), qui tente de s'en sortir. L'histoire est plutôt jolie, et encore une fois traitée avec intelligence.

 

La toute fin de film, happy end un peu naïf, fonctionne également, ne choque pas par rapport à ce qui a été développé auparavant. J'avais très peur de voir comment le film allait se conclure, mais encore une fois le réalisateur est parvenu à trouver un juste milieu à toute cette histoire.

 

Bref, Robert Zemeckis signe avec Flight un film réussi, évitant toujours les pièges tendus par ce genre de sujets casse-gueules.

 

 

Typh. 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 15:56

 

Gangster Squad

 

 

Je n'attendais rien de ce Gangster Squad et heureusement. Le film n'est pas foncièrement mauvais, mais ne représente aucun intérêt. Etrange de retrouver au casting de telles stars (Sean Penn, Josh Brolin, Ryan Gosling, Emma Stone...) pour un film si peu ambitieux.

 

Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen (source : Allociné)

 

Le gros problème du film est, disons-le clairement, d'avoir le cul entre deux chaises. Je me suis demandée constamment si le film se voulait sérieux ou non, si le souhait du cinéaste n'était pas de faire seulement un pastiche de film de gangsters. Quelques moments "comiques" tendent vers la seconde hypothèse mais cela n'est à mon avis pas sûr du tout.

Les personnages sont ainsi ultra caricaturaux, l'intrigue ne présente aucune once d'originalité, et la mise en scène reprend tous les codes du genre. Cela est fait avec un tel sérieux que certaines scènes deviennent plutôt risibles (malgré elles ou non ?).

 

Alors certes la reconstitution est très bien faite, l'ambiance est géniale (je suis assez fan de cette époque). Rien à dire de ce côté, mais c'est à mon avis l'un des seuls points positifs du film.

Tout se suit sans problème, certaines séquences sont plutôt pas mal, mais dans l'ensemble ce n'est pas une vraie réussite...

 

Bref, je n'ai pas grand chose à dire de plus si ce n'est que ce film n'a, à mon avis, pas grand intérêt. A jongler entre deux eaux, le réalisateur n'est pas parvenu à me convaincre.

 

Typh. 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 23:32

 

Anna Karenina

 

 

Joe Wright, à qui l'on doit déjà notamment Pride & Prejudice et Atonement, revient au cinéma avec Anna Karenina, adaptation du roman de Léon Tolstoï.

Il s'agit d'une oeuvre déjà adaptée de multiples fois au cinéma. Tout l'enjeu était donc de parvenir à insuffler une vraie originalité dans la mise en scène, ce que le cinéaste réussit parfaitement.

 

Nous plongeons dans la haute société russe de la fin du XIXe siècle. Anna Karénine est une jeune femme mariée à Alexis Karénine, un important homme d'État. En secret, malgré les risques d'une telle relation dans cette sphère de la société, elle va entretenir une liaison avec le Comte Vronsky. Mais leur relation est bientôt connue de tous à la cour. Anna, hésitant entre son cœur et sa raison, décide de quitter son mari et son fils pour suivre son amant. Choix lourd de conséquences… (source : Wikipédia)

 

Le plus grand intérêt du film vient dans le choix de la mise en scène. Joe Wright nous place toute cette histoire dans un décor théâtral. Ce choix déconcerte dans un premier temps, pour ensuite parvenir à donner un souffle réellement romanesque à l'œuvre. 

La théâtralité des situations est donc ici soulignée mais les rend alors d'autant plus fortes. La caméra est elle véritablement aérienne, rendant l'ensemble fluide et moderne, à l'inverse du maniérisme que l'on aurait pu craindre.

On a alors le droit à de multiples scènes de haut vol. S'il ne fallait en choisir qu'une ça serait évidemment la scène de bal, absolument splendide, où le réalisateur se permet à peu près tout.

 

Mise en scène réussie, décor et costume soignés, photographie très belle. L'adaptation du livre en scénario de film est elle réussie puisque tout est parfaitement limpide.

Je voudrais dire aussi que le casting est vraiment très bon : Jude Law, Aaron Taylor-Johnson, Alicia Vikander... Et bien sûr la toujours formidable Keira Knightley, à mon avis l'une des actrices les plus douées de sa génération mais malheureusement souvent peu reconnue comme telle.

 

Bref, Joe Wright signe avec Anna Karenina une adaptation très originale et personnelle du roman de Tolstoï.

 

 

Typh. 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 22:57

Silver Linings Playbook

 

 

 

Silver Linings Playbook surprend un peu tout le monde en ce moment avec ses multiples nominations et prix aux cérémonies (les frères Weinstein en étant les producteurs, cela n'est finalement pas si étonnant). La comédie romantique est un genre souvent boudée par les institutions, mais je suis heureuse que celle-ci ait le droit à une certaine reconnaissance. C'est simple, drôle, frais mais aussi très touchant. Une grande réussite donc.

 

Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents.

Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme.

Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives (source : Allociné)

 

La grande force du film vient principalement de ses personnages. Pat et Tiffany sont vraiment touchants, tous les deux complètement paumés et devant se remettre de la fin de leurs précédentes relations (Pat a découvert que sa femme le trompait, Tiffany doit faire le deuil de son mari décédé).

L'alchimie entre les deux personnages est immédiate et l'histoire d'amour est très jolie et sensible. Je suis loin d'être une fan des deux acteurs (Bradley Cooper et Jennifer Lawrence) mais ici il n'y a rien à dire, ils sont excellents. C'est assez marrant d'avoir choisi en plus deux sex-symbols d'Hollywood. Ils arrivent sans problème à se détacher de leur image.

La toute fin de film tombe dans la comédie romantique pure, ce qu'on pourra peut-être regretter, mais personnellement j'ai beaucoup aimé. La déclaration de Pat à Tiffany après la représentation de danse était très belle.

 

Les personnages secondaires sont également excellents. Le père de Pat, interprété par Robert de Niro, est excellent et lui aussi très touchant (il est atteint de TOC). La mère est également très bonne. Evoquons aussi le personnage joué par Chris Tucker qui amène une vraie fraicheur à l'ensemble et qui est particulièrement drôle.

Il est d'ailleurs assez jubilatoire d'assister aux scènes réunissant tout le casting. C'est un espèce de grand n'importe quoi (tout le monde parle en même temps, s'interrompt...) mais tout de même maîtrisé au niveau de la mise en scène.

 

En bref, un film d'apparence assez anodin qui pourtant parvient à vraiment émouvoir. Le sujet est dans le fond grave mais le tout est mis en scène avec beaucoup de délicatesse et de fraicheur. Un film qui donne le sourire et qui est à recommander.

 

 

Typh. 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 15:04

 

Zero Dark Thirty

 

 

Zero Dark Thirty, signé Kathryn Bigelow, nous narre la traque d'Oussama Ben Laden par les forces américaines.

Un film qui a fait grand bruit, de part son sujet très récent, et ses scènes de tortures très controversées. On pouvait donc s'attendre au pire, mais j'ai finalement trouvé le film vraiment très intelligent, et ne tombant jamais du mauvais côté.

 

Le film s'ouvre sur la fameuse scène de torture. Ne disons pas que Kathryn Bigelow n'a pas conscience de la gravité de ce qu'elle filme car la mise en scène rend le tout très dur à voir. Explicitement la cinéaste ne condamne pas les actes, mais nous en révèle toutes les atrocités par la réalisation.

Et puis on peut aussi ajouter que ce n'est pas véritablement les tortures qui permettront à l'affaire d'avancer, mais le fait que Maya (Jessica Chastain, toujours brillante) fasse croire au terroriste qu'il a déjà délivré des informations mais qu'il ne s'en souvient plus.

La controverse n'a donc pas vraiment lieu d'être à mon avis. La cinéaste reste à distance des événements, ne nous donne pas explicitement son opinion là-dessus, mais le fait d'une certaine manière par sa réalisation. Je suis sûre que les pro-tortures ont trouvé eux que le film n'allait pas assez loin...

 

Le reste du film est bien plus calme, mais toujours passionnant à suivre. On suit avec beaucoup d'intérêt l'enquête qui piétine, qui emprunte de mauvais sentiers,  les obligeant parfois à rebrousser chemin...

Le scénario est extrêmement bien fichu, c'est toujours très clair. La mise en scène reste assez discrète mais tout à fait pertinente. Les faits, et rien que les faits.

 

La dernière partie du film, qui mènera à l'assassinat de Ben Laden, est un modèle de réalisation. C'est d'une lisibilité incroyable, et la longue scène nous prend à la gorge. Pas d'effets superflus, l'ensemble se déroule dans un grand silence (il paraît même que la séquence était à la base encore plus silencieuse, mais que les retours des projections-tests n'étaient pas terribles).

La scène est d'autant plus marquante que le film était jusque-là assez calme et très didactique.

 

Je voudrais ajouter que je suis toujours impressionner de voir la capacité qu'ont les Américains à traiter aussi rapidement dans leurs œuvres de fiction de faits historiques récents. Ce n'est certainement pas en France que l'on verrait ce genre de choses...

 

Bref, Zero Dark Thirty est une grande réussite qui ne mérite pas à mon sens toutes ces controverses.

 

Typh.

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 18:46

 

Django Unchained

 

 

Quentin Tarantino revient au cinéma quatre ans après Inglourious Basterds avec Django Unchained, western tiré du Django de Sergio Corbucci (1966). Les fans du cinéaste (dont je fais partie) ne seront probablement pas déçus de ce nouveau long-métrage, qui reprend les thèmes chers du réalisateur.

 

En 1858, dans le Sud des États-Unis, quelque temps avant la guerre de Sécession, un ancien dentiste allemand reconverti en chasseur de primes, le Dr King Schultz libère Django, un esclave, et le forme afin de lui permettre de l'assister dans une mission, puis pour le remercier décide de l'aider à libérer sa femme des mains de Calvin Candie, un riche et impitoyable propriétaire terrien du Mississipi (source : Wikipédia)

 

Comme à peu près toujours chez Tarantino la vengeance est au coeur du récit. Pour autant tout ça est traité avec suffisamment d'intelligence pour ne pas tomber dans une bête et simple apologie de la Loi du talion. Le malaise de Django à l'idée d'abattre un homme devant son fils par exemple était ainsi un élément indispensable au film, soulignant l'horreur de la vengeance.

Le traitement de la violence néanmoins me pose peut-être quelques soucis. Certes le massacre final n'est pas non plus une partie de plaisir à voir, mais cela me paraît bien plus "light" que la scène où un Noir se fait dévorer par des chiens, ou le combat à mort que se livrent deux esclaves. Deux poids deux mesures donc dans le choix de la mise en scène de la violence qui peuvent, je le comprends, sans doute poser problèmes à certains. Tout du moins on semble adopter le point de vue de Django ce qui peut sans doute l'expliquer. Le titre nous indique tout de même qu'il est libre, mais aussi qu'il est déchaîné.

 

Là où je trouve le film particulièrement réussi, et surprenant, c'est dans l'émotion qui s'en dégage. Peut-être une première chez Tarantino. L'histoire d'amour entre Django et Broomhilda est vraiment très belle, celle-ci étant distillée tout au long du film à travers des flashbacks.

 

Le film ne manque aussi pas d'humour c'est certain. Le personnage de Schultz est excellent (Christoph Waltz est comme toujours magistral), drôle mais aussi intéressant. Certaines scènes sont très réussies dans la manière dont elles dynamitent les codes du genre (on peut citer notamment la fameuse scène des cagoules). Le montage du film est d'ailleurs dans le même esprit, fait d'un faux rythme par moment déstabilisant.

 

Notons également l'excellence du casting. Jamie Foxx, Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson, Kerry Washington... Ils sont tous très très bons, il n'y a rien à redire.

La BO est elle parfaite, une habitude dans le cinéma de Tarantino.

 

En bref, Django Unchained est une nouvelle réussite signée Quentin Tarantino. Je dirais même qu'il s'agit de l'un ses meilleurs, probablement mon préféré après Kill Bill 2.

 

Typh.

 

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