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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 19:04

Life Of Pi-copie-1

 

 

Trois ans après Hôtel Woodstock Ang Lee fait son retour au cinéma avec Life Of Pi, adaptation du best-seller L’Histoire de Pi, écrit par Yann Martel et publié en 2001.

 

Après une enfance passée à Pondichéry en Inde, Pi Patel, 17 ans, embarque avec sa famille pour le Canada où l’attend une nouvelle vie. Mais son destin est bouleversé par le naufrage spectaculaire du cargo en pleine mer. Il se retrouve seul survivant à bord d'un canot de sauvetage. Seul, ou presque... Richard Parker, splendide et féroce tigre du Bengale est aussi du voyage. L’instinct de survie des deux naufragés leur fera vivre une odyssée hors du commun au cours de laquelle Pi devra développer son ingéniosité et faire preuve d’un courage insoupçonné pour survivre à cette aventure incroyable.(source : Allociné)

 

Ce long-métrage d’Ang Lee peut être partagé en trois grandes parties. La première, sorte d’introduction, nous présente le personnage de Pi, son enfance passée à Pondichéry, et sa volonté de croire en quelque chose, ce qui le ferait adhérer à bon nombre de religions (devenant à la fois catholique, musulman, etc.). Cette introduction est tout à fait indispensable à la compréhension du film qui au fond ne parle que de croyance (croyance en Dieu, mais aussi en la force du cinéma).

 

La seconde partie, la plus longue, commence à partir du naufrage du bateau sur lequel se trouve Pi et sa famille. A partir de cet instant Pi va vivre une aventure incroyable et éprouvante, survivant sur un simple canot de sauvetage, en compagnie d’un tigre.

Toute cette odyssée est un récit initiatique pour Pi, qui lutte chaque instant pour sa survie. Le tigre, bien plus qu’un danger, deviendra finalement ce qui permettra à Pi de rester en vie. Sur ses gardes à chaque instant, vivant dans la peur constante, il ne perd ainsi jamais réellement espoir (avoir peur c’est bien évidemment le signe de notre volonté de ne pas mourir).

Ang Lee se fait plaisir dans la mise en scène, alternant entre des plans réellement magnifiques, et d’autres proches du kitsch (la bande-annonce faisant d’ailleurs craindre le pire à cet égard). Mais finalement tout fonctionne très bien, le récit et l’imagerie mis en place nous embarque immédiatement. Et il faut souligner le fait que le tigre est incroyablement bien fait, il est impossible de savoir à quel moment il s’agit d’un vrai animal et quand il s’agit d’une création numérique.

 

La dernière partie du film est la fin de l’aventure de Pi, et une sorte de retour à la réalité, marqué notamment par le départ du tigre (finalement double du protagoniste).

Ces dernières minutes viennent remettre en question tout ce qu’on venait de voir, et donne tout son intérêt au film : Pi n’aurait qu’enjolivé son aventure, comme pour se déculpabiliser de toutes les horreurs que se sont produites (morts des différentes personnes qui l’accompagnaient, et notamment le fait qu’il ait lui-même tué un homme).

Le second récit est bien plus crédible, mais finalement que préfère-t-on croire ? C’est bien ça toute la question que le film soulève, et nous souligne la force du cinéma qui est parvenu à nous faire croire à l’aventure incroyable de Pi (en ce sens on peut presque rapprocher le cinéaste, Ang Lee ici, à une sorte de "Dieu").

Pi, l’homme à qui il narre son histoire, et les spectateurs mêmes se satisfont donc du récit narré et incroyable, acceptant ses éléments les plus extraordinaires.

 

Bref, Life Of Pi se révèle être un très beau film (parmi les meilleurs de l’année 2012 sans aucun doute), aussi bien dans son esthétique que dans les questions mêmes qu’il soulève.

 

 

Typh.

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Published by Typh - dans Cinéma
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