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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 22:52

Fringe

 

 

Après avoir commenté les trois premières saisons de Fringe j'ai passé le relais à Alex. Me voilà de retour pour commenter un épisode, et ainsi me permettre de partager plus généralement mon avis sur cette saison 5.

 

Alex livre chaque semaine des critiques très dures envers la série, et je dois avouer que je suis bien d'accord avec son avis. Cette saison 5 est tout simplement l'un des plus gros foutages de gueule qu'il m'ait été donné de voir à la télévision. Sincèrement.

Déjà quel est le rapport entre cette saison et les quatre précédentes ?! Il n'y en a aucun. On pourrait commencer la série par celle-ci, cela ne changerait rien.

Au delà de ça cette saison est d'une flemmardise absolue. Les scénaristes ne font rien, mais alors vraiment rien, de l'univers qu'ils ont mis en place. L'univers en lui-même est cliché au possible, la contre-utopie de base que l'on a déjà vu des dizaines et dizaines de fois à travers livres et films de SF. A croire que depuis 1984 le genre n'a pas évolué... Pourquoi ne pas réactualisé le genre à des thématiques contemporaines sincèrement ? La relecture des totalitarismes du milieu du XXème siècle ça me gonfle franchement.

Mais au delà de ça qu'avons-nous ?! Et bien RIEN. Aucun enjeu narratif n'est mis en place. Les personnages regardent des cassettes et vont chercher un peu partout les "ingrédients" nécessaires à la réalisation d'un plan (que l'on ne connait pas) à chaque épisode. Vraiment ?

 

Cet épisode est donc à l'image de l'intégralité de la saison, extrêmement mauvais. Encore une fois il ne se passe rien, et la moindre "action" est étirée à son maximum pour faire écran devant l'absence totale d'écriture.

On nous tue même Nina (qui se suicide pour empêcher les Observers de lire dans ses pensées), personnage présent depuis les débuts de la série, dans une scène vide de toute émotion. Les personnages eux-mêmes et leurs interprètes n'y croient plus... Walter tente tant bien que mal d'insuffler un peu de tristesse dans la scène mais c'est bien le seul. Olivia, après avoir perdu sa fille, perd sa mère adoptive et n'en a strictement rien à foutre ?! C'est en tout cas ce que dégage le jeu de l'actrice... Je passe sur le jeu ridicule de Peter, qui devrait être la figure rassurante au milieu de tout ça, mais qui est finalement aussi expressif qu'un parpaing.

 

Pour cacher l'absence d'enjeu la série nous livre un petit cliff inintéressant : Donald est en réalité September. Ok. On pourrait même me sortir que le gamin avec eux, Michael, est September que ça ne me surprendrai même pas. On pourrait me dire qu'Astrid est la clé de toute la série, pareil... Rien n'a de sens, le peu d'histoire de la série est ridicule et inintéressant. Ca part de tous les côtés et la ligne directrice de la saison ne rime à rien (ce fameux "plan").

Tout ça est un peu à l'image de cette scène où les Observers écoutent la conversation téléphonique de Nina à travers une vitre (...) : ridicule, facile, et j'en passe. La scène évoque bien sûr un passage de la saison 1, où Peter écoutait une conversation grâce à un tourne-disques et une vitre (j'avais été marquée par la stupidité du truc). Mais toute la saison est ainsi. On nous livre des références aux précédentes saisons pour faire plaisir aux fans de la série, qui ont l'impression que l'on parle directement à eux, et non aux spectateurs lambdas. Mais je pense réellement que les scénaristes n'en ont rien à foutre de personne, ils ne croient plus en leur série, nous livrent le minimum syndical. Le tout est enveloppé dans un écrin néanmoins plutôt classe mais ô combien vide.

 

Bref, Fringe aurait définitivement dû s'arrêter en fin de saison 3. La série ne cesse de sombrer depuis, cet épisode en étant encore une fois la preuve. 

 

 

Typh.

 

 

Trailer pour le prochain épisode :  

 

 

 

 

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